29.07.2008

Le stress du perfectionnisme

263e541215effea17bc0a418d45244ee.jpgLes perfectionnistes sont sous un stress constant qui les rend sujets à des problèmes émotionnels, physiques et relationnels incluant la dépression, les troubles alimentaires, le syndrome de douleur chronique, les conflits conjugaux et même le suicide. Dans diverses recherches, le perfectionnisme s'est avéré être en corrélation avec ces problèmes, c'est-à-dire que plus le perfectionnisme était présent, plus ces problèmes se manifestaient.

Le perfectionnisme est le besoin d'être, ou de sembler, parfait. Les perfectionnistes sont persévérants, minutieux et organisés. Ils entretiennent non seulement des normes irréalistes mais ont tendance à se juger et juger leur entourage comme échouant à les atteindre.

Avoir des normes élevées ne suffit pas en soi à définir le perfectionnisme. Quelqu'un peut vouloir exceller dans un domaine sans vouloir être parfait et sans vivre le stress et la détresse souvent vécus par les perfectionnistes. Des normes élevées peuvent être adaptatives dans certains contextes et certaines conditions.

Le perfectionnisme n'est pas officiellement reconnu comme un trouble psychiatrique. Cependant, selon Gordon, les formes extrêmes de perfectionnisme peuvent être considérés comme une maladie similaire à la personnalité narcissique, obsessionnelle compulsive et/ou dépendante en raison de ses liens avec la détresse et la dysfonction.

L'anxiété

388b513a655a3d92c36f7e344d2c2554.jpgDifférents types d'anxiété démontrés par l'activité du cerveau. Il s’agit là de différencier entre deux types d'anxiété: l'appréhension anxieuse (l'inquiétude, rumination) et l'activation anxieuse (la peur intense et/ou la panique).

Les troubles anxieux sont les troubles psychiatriques les plus fréquemment rapportés. Une douzaine de troubles anxieux sont reconnus tels que le stress aigu, le trouble obsessionnel-compulsif, l'attaque de panique et l'état de stress post-traumatique.

Mais les professionnels de la santé qui traitent les gens souffrant d'anxiété ne distinguent pas toujours ceux qui s'inquiètent et ruminent de ceux qui vivent la panique et la peur (caractérisée par des symptômes physique tels qu'une accélération cardiaque et la transpiration).



Ces deux types d'anxiété peuvent se produire seuls ou en combinaison, avec des implications importantes pour le traitement.

Les gens ayant des diagnostics d'anxiété généralisée et de trouble obsessionnel-compulsif ont une plus grande activité dans le lobe gauche (indiquant plutôt une anxiété d'appréhension), tandis que ceux qui ont un trouble panique ont une activité plus importante dans le lobe droit.
Une anxiété occasionnelle et modérée est normale, utile et non ou peu dommageable. Mais quand elle devient trop intense ou chronique, elle nuit considérablement au bien-être et à l'efficacité.

Pour développer graduellement une meilleure compréhension et un meilleur contrôle de l'anxiété, commencez à mettre en pratique certains moyens reconnus. Vous ne tarderez pas à constater des résultats.

En état d'anxiété, la pensée devient moins objective, les choses sont vues au pire et cela amplifie l'anxiété en retour (les choses sont alors vues sous un jour pire encore...). Difficile de voir les choses objectivement quand l'anxiété est grande. Il vaut mieux penser d'abord à relaxer. Les choses sont vues plus objectivement lorsque plus détendu.

Les techniques de relaxation sont tout à fait indiquées pour diminuer l'anxiété. Plus elles sont pratiquées, plus elles deviennent efficaces. Il est très aidant aussi de s'accorder du temps où l'on met de côté les soucis et les préoccupations pour se consacrer à des activités agréables.

28.07.2008

En dépression, comment s'aider?

5842b355573e6ce2aaeecb3176ea3cfd.jpgVoici quelques conseils pour vous aider à surmonter un état dépressif:


1- Observez et développez votre conscience que plus vous vous sentez déprimé, plus vos pensées deviennent négatives et pessimistes ce qui vous déprime encore plus. Vous devenez moins capables de voir les aspects plus encourageants et de faire la part des choses. Plus vous vous sentez déprimé, moins c'est le temps d'essayer d'analyser et de faire le point. Changez-vous les idées. Vous réfléchirez à vos problèmes dans les moments où vous vous sentez mieux.

2- Comprenez et acceptez que le rétablissement prend du temps. C'est le plus souvent une question de mois avant que l'humeur, l'intérêt et l'énergie s'améliorent. Ne soyez pas déçu chaque jour qu'il en soit ainsi. Adaptez-vous à cette situation. N'essayez pas de performer selon vos normes habituelles. Prenez soin de vous.

3- En dépression, la motivation, l'intérêt, l'énergie et l'attention sont limités. Il est plus difficile d'être actif. Même si ça ne vous tente pas beaucoup toutefois, il est aidant de s'efforcer d'avoir quelques activités quotidiennes tout en respectant vos limites. Même si vous n'y prenez pas autant de plaisir que normalement, cela vous change les idées, vous stimule et vous donne une certaine satisfaction. Attention pour ne pas consacrer toute votre énergie limitée à des tâches routinières seulement. Prenez un peu de temps, même si les tâches ne sont pas toutes faites, pour faire des choses plaisantes.

4- Profitez-en pour penser à intégrer des activités plaisantes dans votre mode de vie à plus long terme. Pensez à des activités qui peuvent répondre à des désirs ou des besoins significatifs pour vous: vous mettre en forme, développer des talents, apprendre dans un domaine qui vous intéresse, mettre de l'agrément dans chaque journée, partagez des intérêt avec vos proches, etc.

5- Essayez d'intégrer dans votre routine un peu d'exercices modérés. L'effet antidépresseur de l'exercice modéré est bien démontré, notamment en raison de son action sur certains neurotransmetteurs. Vous n'êtes pas sportif? La marche est une activité physique bénéfique. Profitez-en pour remarquer la nature. Prenez un repos au retour avant de passer à autre chose.

6- Essayez de comprendre comment il se fait que vous vous retrouvez en dépression. Souvent il s'agit d'un combinaison de causes. Laquelle ou lesquelles sont plus déterminantes? Que pourriez-vous changer dans votre vie pour être plus heureux? Cela requière souvent un changement assez important de ses priorités et de ses croyances. La croyance "Je n'ai pas le choix" est une grande embûche au changement.